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T2A : du plomb dans l’aile ?

vendredi 25 mars 2005

Ambiance au comité de suivi 25/03/05 !

Martine Aoustin était manifestement préparée au pire. L’ordre du jour envoyé la veille par email ne mentionnait que "le point sur la T2A". Le contexte : la circulaire budgétaire 2005 a déclenché une tempête dans les organisations favorables à la T2A. Le nouveau DHOS lui-même, Jean Castex, a qualifié quelques jours plus tôt la réforme de "lourde et sophistiquée".

Les hostilités ont été vite déclenchées, mais Martine Aoustin a tout de suite coupé court en reconnaissant tout ce qu’on voulait lui reprocher. Devant cette absence de combativité, les protagonistes se sont sentis peu à peu désarmés mais ont continué à exprimer leurs critiques sur un ton neutre. Au bout du compte, la réunion n’a duré que 2 heures au lieu des 3 prévues. Parmi les réflexions entendues :

- Comment être crédible vis à vis de la CME et du CA quand on a défendu que la T2A allait améliorer la lisibilité des budgets hospitaliers ?

- Si le Ministère veut absolument qu’en fin d’année, il y ait des licenciements économiques dans les hôpitaux, qu’il le dise mais nous ne ferons pas ce travail à leur place.

- Au moins, avec le budget global, on savait où on allait.

- En fin d’année, les déficits seront tellement importants que vous serez obligé d’accorder des rallonges budgétaires aux uns et aux autres, selon des critères plus ou moins arbitraires. Cela décrébilisera toute la réforme.

Bref, ce fut un régal. Les partisans de la réforme étaient sous le choc. Les directeurs ont le moral en berne.

Mais au bout du compte, Martine Aoustin n’a strictement rien promis, hormis plus de communication et d’explications. Aucun changement de fond ou sur les tarifs n’a été évoqué. Rien. A mon avis, les hôpitaux vont avoir à se débrouiller avec le texte, qu’il leur plaise ou non, et je ne suis pas du tout sûr qu’à la fin de l’année, il y ait des rallonges budgétaires pour combler les trous.

Après tout, c’est peut être là où veut en venir le Ministère : faire apparaître des déficits pour imposer des réformes encore plus drastiques. C’est ce que les directeurs craignent maintenant beaucoup.

Tout cela laisse songeur, et l’on pense à la psychiatrie : vu la façon dont les choses tournent, peut-être vaudrait-il mieux maintenir la dotation globale comme très majoritaire dans notre système de financement. Ce serait plus prudent.



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