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Structure fermée pour les prédateurs

mercredi 23 janvier 2008

La Dépêche 23.01.2008

La sécurité au cœur du déplacement de Nicolas Sarkozy, hier, à Pau.

Soutenant les forces de l’ordre, Nicolas Sarkozy s’est également félicité des 4.500 peines planchers prononcées dans le cadre de la loi contre la récidive. Il a encore évoqué le cas « des prédateurs » parfois reconnus pénalement irresponsables comme Romain Dupuy qui a tué Chantal Klimaszewski et Lucette Gariod au centre hospitalier de Pau. Un texte de loi est examiné au Sénat après le Parlement pour que « les prédateurs ne puissent pas sortir de prison une fois leur peine exécutée. Les individus dangereux seront gardés dans une structure fermée après avoir exécuté leur peine. » Romain Dupuy peut-il être concerné ? Les familles des victimes semblent en douter puisque la loi n’est pas rétroactive en France (lire ci-dessous). Revenant au double assassinat de Pau, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que « les victimes ont le droit à un procès pour faire leur travail de deuil. Reconnu irresponsable, l’auteur a eu un non lieu mais l’assassinat, lui, a bien eu lieu. »



Sarkozy a reçu les familles des victimes de l’hôpital de Pau

« La première chose que je lui ai dite est : je voudrai que le mot justice retrouve un sens. Pour les enfants de Chantal et Lucette, le mot justice n’en a plus. » Maria Moulédous, la sœur de Chantal Klimaszewski, et Hercé Gariod, le mari de Lucette Gariod, tués par Romain Dupuy au centre hospitalier de Pau ont été reçus, hier, par le Président Nicolas Sarkozy et les ministres Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie. « Je crois que nous avons été entendus et compris. Mais on ne peut pas être satisfaits. Nous, on en reste avec un non-lieu, c’est quelque chose d’horrible.

Nicolas Sarkozy nous a parlé de la loi actuellement en cours d’examen pour faire enfermer les délinquants sexuels et les personnes jugées irresponsables mais dangereuses. Je ne me fais pas beaucoup d’illusions. Nous verrons ce qu’il restera de la loi à la fin avec les amendements.Ça prouve que notre combat n’a pas été vain. La loi n’est pas rétroactive en France. Nous devons continuer à nous battre pour les autres victimes.

Je lui ai aussi parlé de la psychiatrie qui a besoin de moyens. Il ne faut pas l’oublier. Certains malades ressortent alors qu’on sait qu’on ne guérit pas de telles maladies. C’est là que l’avis des psychiatres, qui disent qu’ils sont curables, est dangereux. Ce sont des malades qui demandent un suivi tout au long de leur vie. »